Maserati Mexico 4,7 litres coupé 1968
Lot 16
Maserati Mexico 4,7 litres coupé 1968
Sold for € 621,000 (US$ 701,481) inc. premium

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Maserati Mexico 4,7 litres coupé 1968
Carrosserie Frua
Châssis n° 112.1.103

*Prototype unique de la Carrozzeria Frua
*Exposée au Salon de Genève 1968
*Carrosserie entièrement restaurée en 2013
*« Best of Show » au Concours d'Élégance du centenaire Maserati à Turin en 2014

Baptisé en hommage de la victoire d'une Cooper-Maserati au Grand Prix du Mexique en 1966, la Mexico fit ses débuts au Salon de Turin en 1966. Remplaçant le coupé quatre places à moteur six cylindres Sebring, la nouvelle sportive à moteur V8 de Maserati arborait une élégante mais très discrète carrosserie due à la carrozzeria Vignale, le carrossier en titre de Maserati. La Mexico s'adressait à une clientèle à la recherche d'une quatre place luxueuse mais qui désirait une voiture plus sportive que l'encombrante berline Quattroporte.

Tel que monté dans la Mexico, le V8 4, 7 litres développait 290 ch, ce qui autorisait une vitesse de pointe de 225 km/h, bien que certaines sources la créditent de 240 km/h. Une version 4, 2 litres, plus économique, fut également proposée, qui, bien que ne fournissant que 260 ch, était à peine moins rapide. En dehors de son essieu arrière rigide, le soubassement de la Mexico reprenait celui de la berline Quattroporte contemporaine, avec une suspension avant indépendante à double triangulation, des freins à disque aux quatre roues, une boîte ZF cinq rapports en série et une transmission automatique en option. La production de la Mexico prit fin en 1973 après 480 exemplaires construits, faisant passer la Ghibli contemporaine (1 274 unités) pour un modèle de masse.

La voiture proposée ici n'a cependant rien d'une Mexico de série, mais se présente sous la forme d'une création exclusive de Frua, la plus séduisante de deux propositions différentes. La relation entre le styliste Pietro Frua et Maserati ne datait pas de la veille et avait donné lieu à un certain nombre de créations sur mesure qui comptent parmi les plus élégants des modèles hors série ornés du trident. Après deux superbes 5000 GT, il était normal que la Mexico retienne son attention. Il créa trois voitures, dont l'une reprenait une carrosserie de Mistral modifiée et n'a de ce fait sans rapport avec les deux autres, à la carrosserie similaire mais au traitement de l'avant complètement différent. De ces deux dernières, l'autre, 112.1.101, arbore un avant avec des phares étranges et un 4,2 litres, contrairement à ce qu'affirment certains rapports erronés.

Selon ce qu'indiquent des recherches, la voiture proposée à la vente semble avoir été envoyée en toute hâte chez Frua pour y être carrossée. En fait, selon l'archiviste et historien interne de longue date de la marque, Ermano Cozza, le moteur n'était pas en état de fonctionner, car on était en retard pour l'ouverture du Salon de Genève 1968, où elle devait figurer en première mondiale sur le stand Frua.

Son dessin était plus harmonieux que celui de la voiture de série, reprenant les lignes générales de la Mexico, mais, alors que celle-ci est légèrement arrondie à la « Gordon-Keeble », la Frua est plus tendue et rappelle par certains côtés la Quattroporte I et cette autre création à l'origine de ses gènes, la 5000 GT de l'Aga Khan, dont elle est la descendante naturelle. Pietro Frua n'a laissé aucun commentaire sur ce qui semble être un de ses meilleurs dessins. Selon son biographe, Giuliano Silli, Pietro Frua travaillait seul et faisait un peu figure de loup solitaire dans sa façon d'opérer et de ce fait il n'existe aucun collaborateur susceptible d'être interrogé (un dessin de la première version figure cependant au dossier de la voiture). Sa peinture d'origine était un délicieux vert très clair, qu'elle a aujourd'hui retrouvé, tandis que l'intérieur était tendu d'un chaleureux cuir bordeaux qu'elle conserve encore d'origine.

Après le Salon de Genève, elle resta chez Frua - et n'était pense-ton toujours pas en état de rouler - jusqu'en décembre 1969 quand elle fut retournée à l'usine Maserati. Les raisons de ce retard sont difficile à cerner mais, selon Fabio Collina, le successeur de Cozza chez Maserati Classiche : « j'ai trouvé une note écrite par Ermanno il y a de nombreuses années, dans laquelle il semble que la voiture ait été construite (septembre 1967) incomplète, une partie de la mécanique étant absente, pour être exposée statiquement à Genève sur le stand Frua. Plus tard la voiture est revenue à l'usine et fut terminée (on ne sait pas dans quels délais, mais cela pourrait expliquer le trou entre le Salon de Genève et la livraison, tardive, en Espagne). En mars 1970, la voiture fut finalement livrée à Auto Paris (l'importateur espagnole, basé à Barcelone). On peut supposer qu'au cours de l'achèvement de la voiture à l'usine, Auto Paris a demandé que sa couleur soit changée.

Encore une fois, il faut se souvenir que Frua était une toute petite entreprise et que des tâches telles que convertir une voiture statique en une version roulante, prenaient beaucoup de temps. Quoiqu'il en soit, après sa préparation finale à l'usine, elle fut vendue le 24 mars 1970, deux ans après sa présentation à Genève, à Auto Paris. Peu après, le 1er avril 1970, elle était envoyée à la capitale catalane par voie de mer. Bien que des photos d'époque à l'usine la montrent sur des roues fils Borrani, elle fut vendue neuve avec des jantes en étoile Elektron. Elle a quitté l'usine avec la direction assistée, l'air conditionné et la radio.

Javier Pujol, propriétaire d'Auto Paris, était un fervent défenseur de la marque et exposait toujours un impressionnant échantillon de voiture au Salon de Barcelone. En fait, les bordereaux de livraison de l'usine montrent qu'elle aurait dû être envoyée directement au salon (qui se tenait du 18 au 28 avril), mais qu'apparemment elle n'arriva pas à temps pour être exposée. Aucune mention ni aucune photo n'atteste de sa présence.
Elle fut vendue sur place à son premier propriétaire cette année-là, puis retournée à Auto Paris en 1974 en échange d'une des premières Quattroporte II, anecdote ironique, comme nous allons le voir. Après avoir été repeinte couleur argent, avoir été dotée de feux arrière de Quattroporte I et avoir connu trois autres propriétaires, tous espagnols, elle fut achetée par son principal gardien, un fin connaisseur de Maserati de Barcelone.

Il la mena au parc de Montjuich, la colline qui domine Barcelone où se déroulait autrefois le Grand Prix d'Espagne, pour participer à un rallye touristique où il gagna un trophée. Il la fit repeindre pus tard en gris canon de fusil et l'emmena à Monaco au rassemblement international du club Maserati où il fut déçu par les gens. Il décida donc de ne plus l'emmener dans aucune manifestation et elle vécut recluse dans sa maison de campagne, au nord-est de l'Espagne, pendant plus de trois décennies. Comme c'est souvent le cas avec les voitures vendues il y a longtemps de l'autre côté des Pyrénées, elle était restée sous la couverture radar et lorsque son propriétaire de longue date prit récemment contact avec l'usine, ce fut une surprise totale pour Ermanno Cozza, le gardien des archives, qui pensait qu'elle avait disparu depuis longtemps. Sa première réaction fut : « Comment pouvez-vous être en possession de cette voiture ? » C'était un coup de chance qu'elle réapparaisse après des décennies de sommeil et 33 années dans les mêmes mains.

En août 2013, l'historien de Maserati Marc Sonnery rendit visite au collectionneur espagnole dans sa résidence secondaire pour inspecter et acheter une autre Maserati pour un ami et, remarquant l'étrange forme sous une bâche, demanda ce que c'était. Le propriétaire répondit que c'était sa voiture préférée en la découvrant dans un geste théâtral. C'était la Mexico Frua hors série, éblouissante dans la demi-pénombre, affichant la gravité d'une 5000 GT et son superbe intérieur rouge complet avec son horloge horizontal entre les sièges avant. Était-elle à vendre ? Peut-être fut la réponse, mais elle serait chère... Le client pour qui il était venu inspecter l'autre Maserati, une rare Quattroporte II, l'acheta mais décida finalement qu'il ne prenait pas la très onéreuse Mexico Frua hors-série. Il trouva donc un autre client, belge, qui l'acheta après une inspection en règle. Comme elle n'était plus immatriculée depuis longtemps, l'essai eut lieu dans les allées du domaine, au cours duquel Sonnery fut particulièrement impressionné par la puissance lors d'un méchant dérapage... Finalement, après de longues négociations menées avec tout le tact qui avait manqué aux précédents prétendants, un accord fut trouvé que le vendeur conclut par « un whisky per favor » à 10 heures 30 du matin !

La voiture fut alors envoyée à Bruxelles et sa carrosserie restaurée dans l'un des meilleurs ateliers, où l'on dut éliminer une colonie de termites installée dans le double plancher. Le travail fut effectué par l'intransigeant Philippe Vilain, si exigeant et si perfectionniste qu'il refit le capot trois fois. On retrouva plusieurs couches de peinture lorsqu'on mit la carrosserie à nu, confirmant ce qu'on savait déjà. La couleur originale vert d'eau très claire dans laquelle elle vient d'être repeinte, puis le bleu céleste dans lequel elle fut livrée, comme mentionné sur la fiche de livraison de l'usine. Les deux couches suivies par l'argent et le gris canon.

Après cela, la voiture fut repeinte dans sa nuance vert clair originale délicieusement subtile. L'intérieur et la mécanique étaient en excellente condition et ne réclamèrent pratiquement aucun soin. Après sa présentation à Salon Privé de Londres en 2014 où elle fut primée, elle fut ensuite exposé, à peine 48 heures plus tard, au premier concours d'élégance de Chantilly en 2014 où elle fit à nouveau forte impression, avant de se rendre aux célébrations du centenaire Maserati organisées par l'usine. C'est au cours de cette manifestation, le plus important rassemblement de Maserati classiques de tous les temps, qu'elle reçut pas moins que le « Best of Show ». Un hommage ultime et de fait les Européens, les Américains et les Asiatiques réunis pour l'occasion estimèrent qu'elle était leur favorite parmi toutes les merveilles portant le trident venues des quatre coins de l'Europe pour ce qui fut, de mémoire d'homme, la plus grande compétition de Maserati.

Un mois plus tard, elle remportait sa catégorie au concours de Zoute en Belgique, puis Marc Sonnery la conduisit hors de Bruxelles en vue d'un article dans un important magazine. Ayant eu l'occasion de conduire deux Mexicos fatiguées et décevantes, il fut heureusement surpris de trouver la Frua plus rapide, plus légère que la version de série, très réactive, très agréable à conduire avec sa direction assistée, son excellente visibilité, son châssis précis et vivant et son énorme couple qui la propulsait par moment à 170 km/h avec trois personnes à bord et vers une vitesse de pointe probablement aux alentours des 250 km/h.

L'impression la plus persistante, après l'avoir essayée sur une longue période sur toutes sortes de routes, des pavés à l'autoroute en passant par des routes sinueuses, est celle d'une homogénéité parfaite entre son allure royale, ses performances surprenantes et son incroyable aisance.

Son « Best of Show » au centième anniversaire de Maserati, après son examen par un aréopage d'experts n'est pas le moins du monde usurpé. Ce fut également la Maserati classique préférée aux yeux de nombreux connaisseurs avertis. Pour être l'un des tout derniers costumes sur roues taillés sur mesure à Saville Row qui soit jamais sorti de la viale Ciro Menotti, pour être demeurée la brillante, efficace et rapide sportive pour gentleman qu'elle fut, elle restera gravée dans la mémoire de Marc Sonnery comme le meilleur de Maserati qu'il ait jamais eu à traiter, l'exemple même de la quintessence du grand tourisme d'excellence distillé par Maserati en cent ans.

1968 Maserati Mexico 4.7-Litre Coupé
Coachwork by Carrozzeria Frua
Chassis no. 112.1.103

*One off prototype by Carrozzeria Frua
*Displayed at the 1968 Geneva Motor Show
*Bodywork fully restored in 2013
*'Best of Show' at the Maserati Centennial Concours d'Élégance Turin 2014

Named later in honour of Cooper-Maserati's victory in the 1966 Mexican Grand Prix, the Mexico debuted at the 1966 Turin Motor Show. Effectively replacing the six-cylinder four-seater Sebring model, Maserati's new V8-engined sports car boasted elegant yet understated coachwork by Carrozzeria Vignale, Maserati's preferred coachbuilder. The Mexico was intended for customers who wanted a luxurious four-seater but preferred something more sporting than the larger Quattroporte saloon.

As installed in the Mexico, the Maserati's 4.7-litre V8 engine produced 290bhp, which was good enough for a top speed of around 225km/h though several sources quote speeds of around 240km/h. A more economical 4.2-litre version was available also, which despite having 'only' 260bhp on tap, was only a few kilometres per hour slower. Apart from its live rear axle, the Mexico's underpinnings were similar to the contemporary Quattroporte saloon's, featuring double wishbone independent front suspension, disc brakes all round, a ZF five-speed gearbox as standard and optional automatic transmission. Mexico production ceased in 1973 after 480 cars had been completed, making the contemporary Ghibli (1,274 built) seem mass produced by comparison.

The motorcar offered here however is no mere standard Mexico but a bespoke Frua creation, the most attractive of two one-offs with different designs. The relationship between designer Pietro Frua and Maserati was a long standing one and gave birth to a small number of bespoke creations which count amongst the handsomest one-offs ever to wear the Trident. After the two superb 5000GT's it was only logical that the Mexico would earn his attention. He created three cars, one of which used a modified Mistral body and is thus totally unrelated to the other two with similar bodies but totally different noses. Among these, the other one, '112.1.101', has a rather bizarre nose and headlight treatment and a 4.2-litre engine whereas the car offered here, '112.1.103', is and always was a 4.7-litre, contrary to recent mistaken news reports.

As research indicates it seems to have been sent in haste to Frua to be bodied; in fact, the engine was not yet in running condition according to the factory's long-time archivist and in-house historian Ermanno Cozza, as they were in a hurry up against the 1968 Geneva Show deadline where it had its world premiere on the Frua stand.

Its design came out more harmoniously than the standard car, retaining the general Mexico lines, but while the latter is more rounded and a bit Gordon Keeblish, the Frua is more sharply defined and in many ways recalls the Quattroporte I and that other creation which spawned its genetic traits, the Aga Khan 5000GT, of which it is the natural successor. Pietro Frua himself left no comments about what stands as one of his better designs: according to biographer Giuliano Silli, Pietro Frua worked alone and was a bit of a lone wolf in his modus operandi, hence there was and certainly is no collaborator left to interview (we do however have in the car's file his drawing of the first version). Its first paint shade was a delightful very light watery green, the one it has been returned to today, while the interior was in luscious Bordeaux leather which it retains to date.

After Geneva it stayed with Frua, in what is believed to be non running condition, until December 1969 when it was redelivered to the Maserati factory. The cause of this delay is difficult to ascertain but according to Fabio Collina, Cozza's successor at Maserati Classiche: 'I have found a note written years ago by Ermanno where it seems that the car was initially manufactured (September 1967) incomplete, without part of the mechanicals to be shown in a static mode at the Geneva Motor show on the Frua stand. Later the car came back to the Factory and was completed (we don't know any detail about the time needed, but this could be the reason of the span between the Geneva show and the further delivery of the car in Spain). In March 1970 the car was finally delivered to Auto Paris (the Barcelona based Spanish importer) We can suppose that during the completion of the car at the factory, Auto Paris requested the change of colour.....'

Again one should realise Frua was a very small operation hence time was needed for tasks such as turning a static show car into a running one. In any case, after final prepping at the factory it was sold on 24th March 1970, two years after its Geneva presentation, to Auto Paris. Soon thereafter, on April Fool's Day 1970, it was sent to the Catalan capital by sea freight. While period photographs show it in the factory courtyard with Borranis, it was in fact sold new with starburst Elektron wheels. It left the factory with power steering, air conditioning and radio.

Javier Pujol, the owner of Auto Paris, was an eager promoter of the brand and always had an impressive display at the Barcelona show. In fact, the factory delivery documents state that it was to be sent directly to that year's show (April 18-28) but it seems it did not make it in time to be displayed; no reference or photographs attest to it being there.

It was sold locally to its first owner that year, then traded back in 1974 to Auto Paris in exchange for one of the first Quattroporte II's, an ironic twist as will become clear further on. After being repainted silver, receiving Quattroporte I tail lights and having three other owners, all Spanish, it was acquired in 1980 by its main custodian, a Maserati connoisseur from Barcelona.

He took it in 1989 to Montjuich Park, the former site of the Spanish Grand Prix on a hill overlooking Barcelona, where he participated in a touring rally earning a trophy. He later had it repainted gunmetal grey and drove it to Monaco for an International Maserati club gathering where he did not like the people. He thus decided to keep it away from events, hence it lived in seclusion in his country estate in north eastern Spain for over three decades.
As is typical with cars sold long ago south of the Pyrenees, it had remained very much under the radar and when its long time owner once contacted the factory in recent years, it came as a total surprise to Ermanno Cozza, the long time custodian of the archives thinking it long gone. His reaction was: 'How can you have this car?!' It is entirely by chance that it came out of its decades-long slumber, after 33 years of ownership.

In August of 2013, Maserati historian Marc Sonnery visited the Spanish collector in his remote country estate to inspect and buy another Maserati for a friend and noticed the intriguing shape under a cover, asking what it might be. The owner stated it was his favourite car and uncovered it with a flourish: it was the Frua Mexico one-off, looking stunning in the semi-darkness, with the gravitas of a 5000GT and its gorgeous, unique red interior complete with horizontal clock between the front seats. Could it be bought? Perhaps came the answer but it would be expensive... The client for whom Sonnery was inspecting the other Maserati, a rare Quattroporte II, bought that car but soon decided he did not want to buy the much more valuable Mexico Frua one-off so he found another, Belgian, client who did acquire it after a proper inspection. Since it was no longer registered, the test drive took place on the estate's drive, where Sonnery was most impressed with the power during a lurid slide... Finally, after protracted negotiations needing a lot of tact which previous suitors had lacked, an agreement was reached which the seller concluded with un whisky per favor at 10.30 in the morning!
It was then taken to Brussels and its bodywork restored in one of the finest shops, where a colony of termites had to be evicted from between the double floors. The work was carried out by the exacting Philippe Vilain, who was so intense and such an anxious perfectionist that he redid the bonnet three times. Several layers of colour were found when the body was stripped back to bare metal, confirming what was known: the initial very light watery green shade in which it has just been repainted, then the blue celeste delivery shade as mentioned on factory papers. These were followed by silver and gunmetal grey.

After this the car was brought back to its delightfully subtle initial light green shade. The interior and mechanicals were in superb condition and needed hardly anything. After its introduction at Salon Privé London in 2014 where it received an award, it was then shown, barely 48 hours later, at the inaugural 2014 Chantilly Concours where it impressed again before heading to the Maserati centennial celebration organised by the factory. It is there during the Concours of this largest ever Classic Maserati gathering that it received no less than the 'Best of Show' award. The ultimate accolade and indeed all the European, American and Asian connoisseurs who had gathered there found it their favourite car amongst all the Trident bearing marvels that had arrived from all corners of Europe for what was the largest Maserati Concours in memory.

A month later it won a class award at the Belgian Zoute concours, then Marc Sonnery drove it outside Brussels for an upcoming major article for a leading magazine. Having previously driven two tired and disappointing Mexicos, he was utterly surprised to find the Frua much faster, lighter than the standard version, very responsive, a delight to drive with its power steering, excellent visibility, precise lively chassis response and oodles of effortless torque which propelled it to 170km/h with three aboard in moments and towards a likely top speed of 250km/h.

'The lasting impression you have after experiencing it during a long stint on a vast variety of roads from cobblestones and twisties to motorway is the perfect homogeneity between its regal allure, surprising performance and effortless ease.

Its Best of Show award at the Maserati 100th Anniversary celebrations, as per the deliberations of a expert panel of judges is not usurped, not in the least. It was also the favourite classic Maserati that day in the eyes of numerous savvy connoisseurs. As one of the very last Saville row suits on wheels ever to come out of Viale Ciro Menotti, as the brilliantly competent –and fast- Gentleman's express it remains it will stand out in Marc Sonnery's memory as the zenith of Maseratis he has been fortunate to experience, as the quintessential example of the Trident's Grand Touring excellence across a 100 year span.'
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