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Art Moderne & Contemporain Africain / Abdoulaye Diarrassouba Aboudia (Côte d'Ivoire, né en 1983) Sans titre, 2014

Lot 30
Abdoulaye Diarrassouba "Aboudia"
(Côte d'Ivoire, né en 1983)
Sans titre, 2014
Amended
19 May 2022, 17:00 CEST
Paris

Sold for €239,775 inc. premium

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Abdoulaye Diarrassouba "Aboudia" (Côte d'Ivoire, né en 1983)

Sans titre, 2014

techniques mixtes sur toile

mixed media on canvas

298 x 399cm.
117 5/16 x 157 1/16in.

Footnotes

Provenance
Galerie Cécile Fakhoury, Abidjan, Côte d'Ivoire
Collection privée, France

Exposition
Abidjan, Nouchi City : Aboudia à la Galerie Cécile Fakhoury, du 26 septembre au 15 novembre 2014



Né en 1983 en Côte d'Ivoire, Abdoulaye Diarrassouba entâme des études au Centre technique des arts appliqués de Bingerville à l'âge de 15 ans, et obtient le diplôme de l'Institut des arts d'Abidjan en 2005.

Travaillant aujourd'hui entre son Abidjan natal et Brooklyn à New York, Aboudia reconnaît l'influence durable de l'imagerie visuelle qu'il a rencontrée en grandissant dans le centre urbain de la Côte d'Ivoire :

« Les enfants dans la rue écrivaient leurs rêves avec des crayons de couleur, du sable, des pierres, des tuiles - tout ce qu'ils pouvaient trouver. Certains dessinaient des maisons et des voitures, d'autres des salles de classe, des jardins et des familles - maman et papa. Toutes les choses qui m'avaient manquées dans la vie. Et je me suis dit que j'allais emprunter les écrits - et je dis bien emprunter - ils appartiennent aux enfants de la rue. J'avais besoin de délivrer leur message dans les salles d'exposition pour sensibiliser le public à ces enfants errants de la rue» (cité dans Todd Bartell, 2017).

Créée en 2014, la présente œuvre incarne l'interprétation idiosyncrasique d'Aboudia, nourrie d'images associées à la culture jeune d'Abidjan. Ainsi, des foules de figures enfantines se bousculent pour attirer l'attention au milieu de la circulation. Aboudia conçoit ces figures comme les représentations abstraites de la prochaine génération d'enfants ivoiriens, qu'il estime essentielle à la réussite future du pays. Les expressions des enfants sont ambiguës - quelque part entre un sourire et une grimace - témoignant des nombreuses difficultés qu'ont engendré les violences de la guerre civile en Côte d'Ivoire. Aboudia considère son utilisation de la couleur et du graphisme comme un antidote à ces défis : « Je veux que la vie soit belle, alors je traite la tristesse avec bonheur. Je parle de quelque chose de triste, mais cela vous rend heureux lorsque vous regardez le tableau. Boum ! Il y a de la lumière. Il y a de la couleur. J'utilise la couleur pour transformer la tristesse en bonheur ». (cité dans Todd Bartell, 2017).

Monumentale par son échelle, la présente œuvre sur toile a été présentée lors de la première exposition personnelle d'Aboudia à Abidjan ; Nouchi City : Aboudia à la Galerie Cécile Fakhoury (26 septembre - 15 novembre 2014). Il explique que la taille de l'œuvre n'est pas uniquement motivée par le désir de créer une impression visuelle imposante. Il note plutôt que "les peintures de grand format me permettent de penser aux rêves dans la grandeur et dans les mêmes couleurs que ces jeunes qui errent dans les rues, peignant sur les grands murs que nous trouvons tout autour de nous" (cité dans Orlando Reade, 2013).

En effet, l'application spontanée de pigments et le format à grande échelle privilégiés par l'artiste rappellent à la fois les graffitis muraux d'Abidjan et les expérimentations avant-gardistes qui occupent une place centrale dans le canon occidental, tel que l'ont exprimé Cy Twombly et Jackson Pollock. Deux artistes dont Aboudia a beaucoup admiré les œuvres lors de sa visite de la collection permanente de la Tate Modern, à Londres.

Reconnaissant cette présence de diverses références culturelles et artistiques dans son travail, Aboudia nomme son approche stylistique Nouchi - un terme plus typiquement utilisé pour décrire l'argot parlé dans les centres urbains de Côte d'Ivoire, qui fusionne les vocabulaires ivoirien et français.

Aujourd'hui, les œuvres exubérantes d'Aboudia ont entraîné une série de résultats records aux enchères. Depuis 2007, Aboudia a été largement exposé dans le cadre d'expositions individuelles et collectives internationales. Ses œuvres font également partie de grandes collections, notamment celles de la Saatchi Gallery (Londres), du Nevada Museum of Art (États-Unis) et de la Collection Jean Pigozzi d'art africain. Au début de cette année, Aboudia a bénéficié de sa première exposition personnelle à Paris à la Galerie Cécile Fakhoury (19 février - 12 mars 2022), démontrant ainsi sa présence à l'avant-garde du paysage artistique européen.


Bibliographie
Todd Bartel, 'Aboudia – Light & Dark', The Cambridge School of Weston, 3 September 2017, en ligne
Orlando Reade, 'How to Paint Ghosts', Africa Is a Country, 4 October 2013, en ligne




Abdoulaye Diarrassouba, widely known as Aboudia, has risen to the attention of the international artworld with his dynamic renderings of the street culture of his native Abidjan, Côte d'Ivoire.

Born in 1983, Aboudia left home at the age of 15 to study at the Centre Technique des Arts Appliqués in Bingerville before graduating from the Abidjan Institut des Arts in 2005. Now working between his native Abidjan and Brooklyn, New York, Aboudia recognises the enduring influence of the visual imagery he encountered when growing up in the urban centre of the Côte d'Ivoire:

"Kids in the street would write their dreams using crayons, sand, rocks, tiles – whatever they could find. Some drew houses and cars, others drew classrooms and gardens and families – mom and dad. All the things I had missed in life. And I said to myself that I would borrow the writings – and I mean borrow – it belongs to the kids in the street. I needed to deliver their message to exhibition halls to raise public awareness of these roaming children of the street" (quoted in Todd Bartell, 2017).

Created in 2014, the present work epitomises Aboudia's idiosyncratic interpretation of these images associated with the youth culture of Abidjan. Crowds of childlike figures, outlined in vibrant oil stick, jostle for attention among traffic. The artist conceives of these figures as representative of the next generation of Ivorian children that he believes to be essential to the future success of the country. The children's expressions are ambiguous – somewhere between a smile and a grimace – to evidence the hardships faced by many following the violence that erupted in Côte d'Ivoire associated with the civil war. Aboudia sees his use of colour and graphic style as an antidote to these challenges: "I want life to be good – so I treat sadness with happiness. I speak of something sad, but it makes you happy when you look at the painting. Boom! There's light. There's color. I use color to transform sadness into happiness" (quoted in Todd Bartell, 2017).

Monumental in scale, the present work on canvas sat at the heart of Aboudia's first solo show in Abidjan; Nouchi City: Aboudia at Galerie Cécile Fakhoury (26 September – 15 November 2014). The artist explains that the size of the work is not solely motivated by the desire to create an imposing visual impression. Rather, he notes, "[l]arge format paintings allow me to think of dreams in the largeness and in the same colours of those youth who roam the streets, painting on the large walls we find all around us" (quoted in Orlando Reade, 2013).

Indeed, the gestural application of pigment and large-scale format favoured by the artist recalls both the graffiti murals of Abidjan and the avant-garde formalist experimentations of artists central to the Western canon such as Cy Twombly and Jackson Pollock (both artists whose work Aboudia greatly admired when visiting the permanent collection at the Tate Modern, London).

Recognising this presence of diverse cultural and artistic references in his work, Aboudia names his stylistic approach Nouchi – a term more typically used to describe the slang spoken in the urban centres of Côte d'Ivoire that fuses Ivorian vocabulary with French. The artist's experimentation with hybrid imagery has resulted in a distinctive style that has garnered widespread global appeal.

Today, Aboudia's exuberant work has incited a string of record-breaking results at auction. Since 2007, the artist's work has been exhibited widely in international solo and group exhibitions. His work is also currently held in major collections including that of the Saatchi Gallery (London), the Nevada Museum of Art (USA), and the Jean Pigozzi Collection of African Art. Earlier this year, Aboudia received his first solo exhibition in Paris at Galerie Cécile Fakhoury (19 February – 12 March 2022), demonstrating his presence at the forefront of the European artistic landscape.

Bibliography
Todd Bartel, 'Aboudia – Light & Dark', The Cambridge School of Weston, 3 September 2017, online
Orlando Reade, 'How to Paint Ghosts', Africa Is a Country, 4 October 2013, online

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Veuillez noter que l'artiste a peint cette œuvre en deux toiles jointes. De plus, en raison de la grande taille de cette œuvre, il sera nécessaire de l'enlever du chassis et de la rouler pour la transporter. The artist painted this work in two joined canvasses. Please note: That due to large size of this work it will be necessary for it to be unstretched and rolled for transport.

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