Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201
Lot 562
Ex-Achille Varzi, Prince Georg Lobkowicz, Zdenek Pohl, Peter Hampton – Victorieuse au GP de Monza,1931 BUGATTI TYPE 54 Grand Prix « usine » 4.9 litres à compresseur 1931 Chassis no. 54201 Engine no. 1
€2.5 million - 3.5 million
US$ 3.2 million - 4.5 million

Lot Details
Ex-Achille Varzi, Prince Georg Lobkowicz, Zdenek Pohl, Peter Hampton – Victorieuse au GP de Monza,1931 BUGATTI TYPE 54  Grand Prix « usine » 4.9 litres à compresseur 1931  Chassis no. 54201 Engine no. 1 Ex-Achille Varzi, Prince Georg Lobkowicz, Zdenek Pohl, Peter Hampton – Victorieuse au GP de Monza,1931 BUGATTI TYPE 54  Grand Prix « usine » 4.9 litres à compresseur 1931  Chassis no. 54201 Engine no. 1 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201 Ex- works, Monza winner, with A. Varzi, Prince Christian Lobkowitz, Peter Hampton, Abba Kogan, 1931 Bugatti T54 # 54201
Ex-Achille Varzi, Prince Georg Lobkowicz, Zdenek Pohl, Peter Hampton – Victorieuse au GP de Monza
1931 BUGATTI TYPE 54 Grand Prix « usine » 4.9 litres à compresseur 1931
Chassis no. 54201
Engine no. 1
Cette imposante Bugatti Type 54 est le prototype d'une petite série désormais rare de voitures de Grand Prix de « Formule Libre », construite à l'origine par la célèbre usine Bugatti de Molsheim (Alsace) à l'automne 1931.

La documentation d'usine disponible confirme que seuls deux châssis Type 54 - numéros de série « 54201 » et « 54202 » ont été assemblés en septembre 1931. Au Grand Prix de l'Autodrome de Monza, Achille Varzi, pilote officiel Bugatti de nationalité italienne, courut avec le châssis 54201 proposé ici sous le numéro de course « 82 », immatriculé pour la route « 4311 NV1 ». Ce numéro d'immatriculation était en réalité celui que mentionnait la carte grise contemporaine appartenant à un châssis 35 CV n° 50133 établie le 6 juin 1931 avant les 24 Heures du Mans pour la Bugatti Type 50 torpédo engagée sous le numéro de course « 5 » et pilotée dans le Grand Prix d'Endurance par Guy Bouriat et Albert Divo. Ce document d'immatriculation avait été réutilisé par commodité le 6 septembre 1931 pour légaliser la toute neuve Type 54 « 201 » officielle dotée du moteur n° 1 de même cylindrée (4,972 cm3).

Longtemps après, de nombreux articles de presse relatant l'histoire de « 54201 » affirmèrent que le moteur était l'ex-50133 c'est-à-dire qu'il avait été transféré de la voiture Type 50 de la course du Mans. Cette assertion qui s'est révélée erronée est la conséquence du transfert de papiers effectué par commodité par l'équipe officielle Bugatti juste au moment des débuts de la voiture à Monza, mais la patte-support du moteur avant droite de cette imposante voiture de Grand Prix telle qu'elle est offerte aujourd'hui est clairement frappée des quatre premiers chiffres du numéro du châssis du Mans relatif à cette carte grise de septembre 1931 ... plus de quatre-vingts longues années plus tôt.

Pour leur début en Grand Prix en Italie, les deux Bugatti Type 54 toutes neuves de l'usine de Molsheim furent confiées à ses deux premiers pilotes officiels – et aux deux plus talentueux en leur temps – le Monégasque Louis Chiton et le grand champion italien Achille Varzi.

Les deux voitures huit cylindres en ligne 4,9 litres à compresseur appartenaient à la catégorie « plus de 3 litres » face aux Maserati seize cylindres d'usine et aux deux plus récentes douze cylindres « doubles six » Alfa Romeo Tipo A Monoposto confiées à Giuseppe Campari et Tazio Nuvolari.

Dans la troisième manche de qualification, Chiron mena dès le lever du drapeau avant de laisser passer Varzi en tête au volant de « 54201 » proposée ici. Une fantastique bataille s'engagea entre Nuvolari et Varzi – Alfa Romeo contre Bugatti à 230 km/h voire plus. Des ennuis de pneumatiques pour Nuvolari et une Maserati Sedici Cilindri peu fiable assurèrent aux pilotes Bugatti un superbe doublé pour leurs débuts au volant des très puissantes Type 54.

Lors de la finale de cette grande épreuve, Luigi Fagioli s'imposa au volant d'une Maserati 2,800 cm3. Un nouveau duel opposa l'Alfa Romeo de Nuvolari et la Bugatti de Varzi, duel soldé par la défaillance du moteur de l'Alfa après quoi la poursuite de Fagioli par Varzi tourna court à cause de problèmes de pneus. Un deuxième arrêt au stand lui coûta la deuxième place, mais Varzi fut quand même capable de prendre la troisième place au général, tandis que « 54201 » signait le meilleur tour en course à 164,5 km/h de moyenne. Louis Chiron sur la sister car (moteur n° 14) finit 7e après d'autres défaillances de pneus dus au couple irrésistible du moteur 4,9 litres. Notons ici que ces deux voitures de 1931 n'avaient pas d'orifice d'évacuation devant la soupape de décharge du compresseur sur le flanc droit du capot.

Ces Type 54 première version - châssis 54201 et 54202 – tels qu'assemblés avant mai1932 – étaient habillés à l'origine d'une carrosserie et d'un capot plus hauts car l'ensemble moteur-boîte était installé assez haut dans le châssis. Les amortisseurs avant étaient de petit diamètre et la manivelle passait dans un support solidaire de la traverse avant.

À partir de mai 1932 - y compris les voitures équipées des moteurs n° 7 et 8 - les radiateurs et les moteurs des Type 54 furent reculés de 15 cm dans le châssis et abaissés de 2 cm, la boîte et le sommet du capot étant abaissés d'autant. Les amortisseurs comme les tambours de frein démontables de ces dernières voitures étaient plus grands que les types précédents. Au cours de cette période, « 54201 » survécut et demeura la seule voiture à n'être pas modifiée. Il semble tout simplement qu'elle ne retourna jamais à l'usine pour y être ainsi améliorée.

En réalité, « 54201 » avait été proposée par l'usine de Molsheim au prix de 160 000 francs le 20 novembre 1931 au Prince tchèque de Bohême Georg Christian Lobkowicz qui confirma sa commande par un courrier du 6 décembre.

L'auto a été livrée le 27 avril 1932 au château de Horin près de Melnik, siège familiale des Lobkowicz et facturée 140,000 FF à W. Gut l'agent Bugatti pour l'Europe de l'est.

Le Prince Georg Christian Lobkowicz (1907-1932)

Né à Turnov, en Bohème du nord, le Prince Lobkowicz était apparenté aux rois de Bohême. Le château familial de Melnik, au nord de Prague est celui des souterrains tchèques depuis le XVe siècle.

Le jeune prince débuta en course automobile à l'âge de 20 ans sur Austro Daimler. Il acheta sa première Bugatti le 6 avril 1929, un Type 37A (châssis 37366), acquise par l'intermédiaire du concessionnaire Bugatti de Prague, W.Gut. Elle lui coûta 51.948 FF. Un an plus tard, elle fut rejointe par une Bugatti Type 35C (châssis « 4949 ») livrée le 26 avril 1930 et facturée 95.000 FF.

Cette même année le prince Lobkowicz fonda une écurie de course avec son ami Zdenek Polh de Libnèves près de Podèbrady (Podebrad), gentleman qui, après la guerre, possédera une Auto Union douze cylindres « Flèche d'argent »...

Le 11 août 1931, le Type 35C de Lobkpwicz fut remplacé par un Type 51 neuf (châssis 51131) payé 117.206 FF. Il devint donc très rapidement un des meilleurs clients de Bugatti.

Au printemps 1932, l'écurie Bugatti de Lobkowicz/Pohl comprenait toujours « 37366 », « 51131 », et désormais s'y ajoutait l'imposante 4,9 litres « 54201 ». Le bourgeonnant jeune pilote tchèque n'avait qu'un mois devant lui pour se mettre en main sa nouvelle et puissante monture qui se révéla immédiatement bien plus difficile à maîtriser que ses machines précédentes.

Il s'engagea dans la très rapide épreuve de l'AVUS courue sur une partie d'une future autoroute intérieure de la capitale allemande, Berlin, le 22 mai 1932. Zdenek Pohl pilotait « 37366 » dans cette même épreuve en catégorie 1500 cm3.

Au départ de la manche des grosses cylindrées,G. C. Lobkowicz se plaça en 5ème ligne de la grille entre la Maserati Tipo 26 de Luigi Fagioli et la Bugatti Type 51 de Hans Stuber. La Bugatti « 54201 » qui portait le numéro 38 avait été repeinte aux couleurs de la Tchécoslovaquie comme le montrent les photos monochromes avec un cadre de châssis sombre, en réalité rouge, un capot bleu et le reste de la carrosserie blanc.

Peu de temps après le départ, juste avant d'aborder le Sudkehre (la courbe sud), Lobkowicz se déporta sur la gauche pour prendre sa ligne, mais pour entrer en collision avec une autre Bugatti qu'il n'avait pas vue, pilotée par H.Lewy qui tentait de le dépasser par la gauche.

Le malheureux Lobkowicz perdit le contrôle de sa grande et puissante nouvelle Bugatti qui glissa en traversant le bas côté de la piste jusque dans le ballast de la voie ferrée qui court parallèlement à la piste. Ses roues bloquées et incontrôlables, la Type 54 se retourna et son jeune pilote fut projeté sur les rails où on le trouva, sans casque, avec de très graves blessures à la tête. Il succomba sans reprendre connaissance à l'hôpital Hildegard de Berlin où il avait été transporté accompagné de sa mère.

Les photos prises après l'accident laissent fortement penser que les dommages infligés à la Bugatti concernaient essentiellement la carrosserie et les roues, tandis que le châssis semblait majoritairement intact. Ces mêmes photos montrent le même grand compte-tours et le compteur de tours identiques à ceux vus sur la voiture, début septembre 1931, le jour de sa sortie de l'atelier, dans la cour de l'usine, avec le numéro « 4311 NV 1 » fraîchement peint.

La voiture fut ramenée au Château de Horin où les funérailles du Prince furent célébrées par l'Archevêque de Prague entouré de vingt-sept autres prêtres et en présence de la plupart des membres des familles royales d'Autriche et de Hongrie. Quelque temps après, la mère de Lobkowicz, la Princesse Joséphine, fit cadeau de cette voiture et de la Type 51à son ami et coéquipier Zdenek Pohl.

En mémoire du Prince, Pohl remit en état la voiture accidentée en configuration Grand Prix et à ce jour le pare vent porte l'inscription Praha ou Prague en bas à gauche. Entretemps il continua à piloter la Type 51 chaque année dans les Grands Prix de Tchécoslovaquie Masaryk à Brno jusqu'en 1935. Lors de la première sortie d'entraînement pour la course de côte de Jeneralka le 27 avril 1935, soit trois ans après l'accident, Pohl pilota la Type 54 mais dut reconnaître que la voiture n'était plus compétitive face à une opposition plus moderne.

Il décida donc de la faire transformer en carrosserie par le meilleur spécialiste tchèque Oldrich Uhlik dont la nouvelle entreprise se trouvait à Prague-Strasnice. Uhlik avait appris le métier de carrossier pendant la première guerre à Vienne puis à Paris - chez Belvalette - ainsi qu'en Tchécoslovaquie. Il créa sa première firme en 1921 puis sa nouvelle usine en 1927 d'où sortirent des centaines de superbes et prestigieuses voitures jusqu'en 1938.

Le travail d'Uhlik sur la voiture de Varzi/Lobkowicz/Pohl fut achevé au printemps 1936, la grande voiture réapparaissant sous la forme d'un élégant roadster biplace. Elle fut alors immatriculée dans la région de Podèbrady sous le numéro « C- 49.259 ».Elle devint aussitôt la voiture de tourisme la plus rapide de Tchécoslovaquie, réputation qu'elle conserva pendant des années car Zdenek Pohl la garda 28 ans jusqu'en 1970.

La Bugatti fut alors acquise par le grand connaisseur et collectionneur anglais C.W.P. (Peter) Hampton. Celui-ci fit démonter la caisse d'Uhlik qui trouva ensuite son chemin vers les USA par l'intermédiaire de Ray Jones et elle habille aujourd'hui un châssis Type 54 « neuf ancien » et un moteur Type 50 dans le Peter Mullin Museum.

Le châssis de 54201 fut confié par Peter Hampton à l'atelier de restauration des spécialistes Bugatti Crosswaithe et Gardiner. Une caisse course selon le dessin original fut réalisée par la Carrosserie Peel.

En 1993, après le décès de P. Hampton, le véhicule fut racheté par le collectionneur A. Kogan lors d'une vente aux enchères Brooks (Bonhams). Le propriétaire actuel se porta acquéreur de la voiture en juin 2005 et la fit recarrosser par le réputé spécialiste britannique Rod Jolley en respectant au plus près les photos prises à Monza en 1931 si bien que telle qu'elle est aujourd'hui cette magnifique voiture de Grand Prix du début des années 1930 se présente sous la forme qui fut la sienne à sa sortie de l'usine de Molsheim.

Une inspection confirmera qu'elle est toujours équipée de son moteur d'origine « numéro 1 ». La patte-support avant droite porte frappé et légèrement effacé par le temps, le numéro 5013, témoin de la course inaugurale de Monza en septembre 1931.

Dans ce magnifique huit-cylindres en ligne à compresseur, le vilebrequin d'origine porte le numéro « 2 ». Le cadre du châssis est frappé « 3 » et nous pouvons supposer que les deux premiers cadres ont été utilisés sans doute pour le châssis « 54202 » et peut-être pour la torpédo Type 47 techniquement semblable. Le pont arrière de cette Type 54 est frappé « 16x54 ».Le rapport final d'origine devait être un 16x40. La voiture se caractérise par ses tambours de frein du premier modèle tels qu'utilisés par l'usine et le support de manivelle avancé comme la boite de vitesse montée 2 cm plus haut concordent bien avec la configuration originale des voitures d'usine de 1931.

En résumé, la Bugatti Type 54, châssis « 54201 », proposée à la vente aujourd'hui, est une des quatre survivantes sur les neuf voitures produites en 1931-1932. Parmi ses homologues survivantes, notons que :

Le châssis « 54203 » ex Kay Don, ne possède plus sa mécanique d'origine depuis 1937et se trouve actuellement dans la collection Bernie Ecclestone.

Le châssis « 54205 » ex Lord Howe, est depuis longtemps en configuration roadster biplace fabriqué par Bachelier en 1936 et se trouve dans le célèbre Louwman Museum.

Le châssis « 54210 » ex écurie officielle, a été exporté aux USA en 1950. Lors de son déchargement la voiture s'écrasa sur le quai et malgré sa remise en état par l'Usine, certains dommages dus au choc ne seront détectés que lors de son utilisation dans des épreuves américaines. Le véhicule fut alors restauré par Ray Jones vers 1970. Vendue il y a quatre ans en provenance de la collection Tony Wang, elle a été totalement restaurée après la vente par Ben Collings pour la collection Viessmann.

Par conséquent, telle qu'elle est offerte ici, la Bugatti Type 54 châssis n° 54201 est le seul exemplaire de ce type qui a survécu avec ses principaux composants mécaniques originaux et toujours en place. De plus, compte tenu de ses spécifications et de son aspect style 1931, elle se présente comme la plus belle et la plus originale Type 54 toujours existante à l'esthétique conforme à son dessin d'origine telle qu'elle fut pilotée en course par le légendaire Achille Varzi en cette lointaine journée de septembre sur cet autodrome tout aussi historique situé dans le Parc Royal de Monza. Reconnue comme telle par plusieurs historiens réputés spécialistes de Bugatti dont Pierre-Yves Laugier, la Type 54 fut même invitée en 2009 à participer au prestigieux Concours d'Elégance de Pebble Beach en Californie.

Origine du type

Dans The Autocar du 4 septembre 1931, le journaliste Bradley indique que « la nouvelle Bugatti 4,900 cm3 Type 54 fut dessinée et construite en 13 jours ».

On n'est sans doute pas très loin de la vérité car une note d'usine mentionne la « transformation du moteur type 50 numéro 14 en type 54 le 20 août 1931 ».

Le cocktail détonnant reprend des ingrédients déjà en stock et encore sous employés :

Le châssis et les essieux sont ceux de la seize-cylindres 3 litres torpédo sport dénommée Type 47, dont le dessin date du 22 novembre 1929.
Son empattement de 2,750mm est conservé mais la voie est élargie à 1, 350mm.
La boite de vitesse qui rigidifie le châssis, fixée par trois boulons, provient aussi du Type 47, mais elle ne comporte plus que trois rapports. Le moteur à compresseur est celui du premier double arbre de Bugatti, le Type 50 présenté en octobre 1930. Le volant moteur (214 mm de diamètre) et les arbres à cames proviennent du Type 53. Le compresseur est du Type 50 Le Mans. Les roues en aluminium coulées sont copiées sur le modèle Type 51, mais les tambours sont plus grands. Le poids est d'environ 950kg. La Bugatti Type 54 est créditée d'une puissance de 300 ch à 4,000 tr/min. Les notes de l'atelier moteurs de l'Usine donnent des valeurs approchantes de 265 à 277ch à 4 000 tr/min, identiques à celles annoncées dans la revue Omnia d'octobre 1931.
Le premier numéro de châssis Type 54 attribué à la voiture est « 54201 à moteur n° 1 qui est peut-être le deuxième châssis produit d'après le dessin Type 47. Il est assemblé en même temps que le châssis équipé du moteur ex Type 50 numéro 14, qui sera frappé du n° 54202.

La production des Type 54

Fin août 1931 donc, deux voitures furent assemblées et équipées des moteurs n° 1 (54201) et n°14.

De janvier à mai 1932 furent construites les voitures à moteurs n° 3 à 8, mais la commande de la voiture à moteur n° 6 par Sir Henry Birkin fut annulée et le moteur affecté à la série des Bugatti 50 T.

La Type 54 à moteur n° 3 (54203) fut livrée à J-P Wimille en mars et reprise à l'été 1935.

La Type 54 à moteur n° 4 (54206) fut vendue à H-J von Morgen en mars 1932, mais vite reprise en mai puis démontée et son moteur réutilisé dans la série 50 T.

Ainsi sur les neuf voitures construites, trois furent démontées par l'Usine pour motoriser des châssis 50 T de 1933.

La deuxième voiture construite, ex Marcel Lehoux (moteur n°14) retourna également à l'usine et fut probablement démontée à l'issue de la saison 1932.

Fin 1932, les seules Type 54 demeurant dans des mains privées étaient les châssis n° 54201 moteur n°1 ex Lobkowicz (en Tchécoslovaquie), « 54203 » moteur n° 2 (Kay Don en Angleterre), « 54205 » moteur n° 5 (Lord Howe en Angleterre) et « 54209 » moteur n° 8, bientôt livrée au Comte polonais Czaykowski à Paris. Seule la voiture « 54210 » à moteur n°7 fut conservée par l'usine jusqu'en ... 1950 !

Après l'accident fatal du malheureux Comte Czaykowski à Monza en septembre 1933, seul le moteur de la voiture (le numéro 8) fut retourné à l'usine.

Ainsi à la fin de 1933, sur les neuf voitures assemblées, il ne restait plus que quatre voitures intactes.

LES RESULTATS EN COURSE DES BUGATTI TYPE 54 EN 1932 ET 1933.

L'usine Bugatti engagea la puissante Type 54 dans plusieurs grandes épreuves sur circuits rapides en 1932 et 1933

1932.
24 mars - La Turbie : meilleur temps Wimille 97,75km/h.
3 avril - Grand Prix de Tunis : Lehoux deuxième.
17 août - Grand Prix de La Baule : Williams premier.

1933.
Les pilotes/ propriétaires privés achetèrent les voitures dont la mise au point atteignait un bon niveau de maturité et de fiabilité.
Mars - Montlhéry : Kay Don porte le record de l'heure à 194,76 km/h.

5 mai - AVUS : le Comte Czaykowski bat les records suivants :
100 km à 212, 24 km/h.
100 miles à 213, 88 km/h.
200 km à 213, 8 km/h.
Record de l'heure à 213, 84 km7h.

20 mai – Courses de l'AVUS à Berlin : Varzi premier et Czaykowski deuxième et meilleur tour à 221, 72km/h.
1er juillet - Brooklands (Weybridge) : Czaykowski premier et Kay Don deuxième.
13 août - Grand Prix de La Baule : Williams premier.

À partir de l'automne 1933, l'écurie officielle engagea son plus récent Type 59 3,3 litres, dévoilé à San Sebastian le 24 septembre à la place des ses trois Type 54 4,9 litres.

La « 54201 » est totalement restaurée avec réfection du moteur et de la boîte de vitesses, du faisceau du radiateur par Star Engineering, mise au point et engagée en course en 2011 par Tim Dutton au Goodwood Revival. Vainqueur de la catégorie « Voitures jusqu'en 1952 » à la course de côte du Goodwood Festival of Speed en 2009. La voiture fut pilotée en course pour la dernière fois en 2012 au Goodwood Revival par Simon Diffey. Bonhams est particulièrement fier de proposer cette Bugatti prête à courir qui reste à coup sûr un véritable ticket d'entrée aux manifestations les plus importantes du calendrier sportif automobile.

Footnotes

  • The Ex-Achille Varzi, Prince Georg Lobkowicz, Zdenek Pohl, Peter Hampton - Monza winning
    1931 4.9-litre supercharged BUGATTI TYPE 54
    Grand Prix Works Car
    Chassis '54201'
    Engine '1'

    This imposing Bugatti Type 54 is the prototype of the rarefied little batch of FormuleLibre - "anything goes" - Grand Prix racing cars of this design, originally manufactured by the famous Bugatti factory at Molsheim, Alsace, in the autumn of 1931.

    Surviving factory documentation confirms that only two Type 54 chassis - serials numbers '54201' and '54202' - were assembled in September 1931. At the Monza Autodrome Grand Prix, Bugatti's Italian works driver Achille Varzi was armed with chassis '54201' now offered here, carrying race number '82' is featuring the road registration '4311 NV1'.
    This registration number was in fact that which appears on the contemporary carte grise belonging to 35CV chassis '50133 ' and it had been issued on June 6, 1931, before the Le Mans 24-Hour race, for the Bugatti Type 50 tourer entered under race number '5' and driven in the Grand Prix d'Endurance by Guy Bouriat and Albert Divo. This registration document had then been conveniently re-used on September 6, 1931, to legalise the works team's brand-new Type 54 '201' with corresponding-capacity (4972cc) engine 'Nr 1'.

    For many years to follow, numerous published articles relating the story of '54201' declared that its engine has been "ex-50133", i.e. transferred from that Le Mans race Type 50. This has proved to be untrue - a legacy of the convenient paperwork transfer which was only ever a convenient re-use perpetrated by the Bugatti factory team in time for the car's Monza debut, but the right-front engine mount of this imposing Grand Prix car as offered today is still clearly stamped with the first four figures of the Le Mans chassis number related to that carte grise of September 1931...more than eighty-one long years ago.

    For their racing debut in Italy the Molsheim factory's two brandnew Bugatti Type 54s were entrusted to their two top drivers - and two of the talented drivers of their entire era - the Monegasque Louis Chiron and the great Italian ace, Achille Varzi.

    Their two 4.9-litre straight-eight supercharged cars appeared in the over-3-litre category, confronting the 16-cylinder works Maserati and the two latest 'twin-six' 12-cylinder Alfa Romeo Tipo A Monoposto machines of Giuseppe Campari and Tazio Nuvolari.

    In the third qualification heat, Chiron led from the starting flag before moving aside for Varzi to take precedence in '54201' now offered here. A fantastic battle ensured between Nuvolari and Varzi - Alfa Romeo versus Bugatti at 230km/h, and more. Tyre trouble for Nuvolari and an unreliable SediciCilindri Maserati provided a fine 1-2 victory for the Bugatti drivers upon their debut with these extremely potent Type 54s.

    In the Final of that great race, Luigi Fagioli then prevailed behind the wheel of a 2800cc Maserati. A new duel was fought between Nuvolari's Alfa Romeo and Varzi's Bugatti, a duel decided by the Alfa's engine failing after which Varzi's pursuit of Fagioli was beset by tyre trouble. A second pit stop cost him second place but Varzi was still able to finish third overall, and '54201' set fastest race lap at 164,5km/h. Louis Chiron in the sister Type 54 (engine '14'), finished 7th after further tyre failures under and the remorseless power of the 4.9-litre engine. Both these 1931 cars - incidentally - had no exit orifice in the panel covering the supercharger blow-off valve on bonnet's right-hand side.

    These first-version Type 54s – chassis '54201' to '54206' as assembled prior to May 1932 - originally featured a taller body and bonnet because of the engine and gearbox aggregate's high-level mount within the frame. The cars' front dampers were small in diameter and the starting handle tunnelled through the front cross-member.

    From May 1932 forward - including manufacture of the cars fitted with engines 'Nr 7' and '8' - the Type 54s' radiators and engines were set back in the chassis by 15cm and lowered by 2cm, with the gearbox and bonnet line being lowered in concert. Both the dampers and detachable brake drums on these later cars were larger than their predecessors. Through this period, car '54201' survived as the only one never modified. It seems simply that it was never returned to the factory for updating in this manner.

    In fact '54201' had been offered by the Molsheim factory for FF 160,000 on November 20, 1931 to the Bohemian Czech Prince Georg Christian Lobkowicz, who confirmed his order for it in writing on December 6.

    The car was then delivered to him on April 27, 1932 at the Chateau of Horin, near Melnik, seat of the Lobkowicz family. It was billed at FF 140,000 to W. Gut, the Bugatti agent for Eastern Europe .

    Prince Georg Christian Lobkowicz - 1907-1932

    Born in Turnov in Northern Bohemia, Prince Lobkowicz was related to the Kings of Bohemia. The family's Chateau of Melnik, north of Prague, had belonged to Czech royalty since the 15th Century.

    The young Prince had started racing when he was only 20, behind the wheel of an Austro-Daimler. He had bought his first Bugatti on April 6, 1929 - a Type 37A (chassis 'Nr 37366') - from Prague Bugatti agent W. Gut. It cost him FF 51,948. One year later it was joined by a Bugatti Type 35C (chassis '4949') delivered on April 26, 1930 and invoiced at FF 95,000.

    During that year the Prince founded a racing team with his friend Zdenek Pohl of Libnèves near Podèbrady - a gentleman who postwar would own an Auto Union V12-cylinder 'Silver Arrow'...

    On August 11, 1931, the Lobkowicz Type 35C was replaced by a brand-new Type 51 (chassis '51131') for which he paid FF 117,206. He was fast becoming one of Bugatti's most valued customers.

    By the spring of 1932, the Lobkowicz/Pohl team of Bugattis comprised '37366' , '51131' and now the imposing 4.9-litre '54201'. The budding young Czech racing driver had only one month to become acclimatised to his powerful new machine which immediately proved far more demanding than his previous mounts.

    He entered it in the high-speed AVUS Rennen race on the virtual Autobahn course within the German capital, Berlin, on May 22, 1932. Zdenek Pohl fielded '37366' in the 1500cc class of that same race.

    At the start of the big-cars heat, 'G.C. Lobkowicz' lined-up his Type 54 on the fifth row of the grid, between Luigi Fagioli's Maserati Tipo 26 and Hans Stuber's Bugatti Type 51. Bugatti '54201' wore racing number '38' and had been repainted in Czechoslovakian national colours, what shows in monochrome photographs as a dark chassis was in fact red – the bonnet blue and the rest of the body white.

    Soon after the race started, on his way into the SudKehre('South Curve') hairpin, Lobkowicz moved left to take a racing line through the turn, only to collide with another Bugatti driven by H. Lewy who was attempting to pass - unseen - to the Prince's left.

    The unfortunate Lobkowicz lost control of his large and powerful new Bugatti which skidded broadside across the track verge and into the ballast of the parallel railway track. With its wheels trapped and tripped, the Type 54 rolled over, its young driver being thrown out onto the rails where he was found to have sustained injuries to his un-helmeted head. Without regaining consciousness he died in Berlin's Hildegard Hospital, to which he had been taken, accompanied by his mother.

    Photographs taken immediately after this tragic accident strongly infer that the Bugatti's damage was confined principally to the body and wheels, while the chassis remained substantially unharmed. These same photographs clearly show the same large dialled rev-counter and the lap counter seen in the car in early September 1931 when pictured in the factory yard with registration number '4311 NV1' freshly painted...

    The car was returned to the Chateau of Horin and the Prince's funeral was then conducted by the Archbishop of Prague and 27 other priests in the presence of many members of the royal families of Austria and Hungary. Subsequently, Lobkowicz's mother - the Princess Josephine - presented both this car and the Type 51 to his friend and team-mate Zdenek Pohl.

    In memory of the Prince, Pohl then repaired the crashed car to GP configuration and the Brooklands type screen of course broken, was replaced. The glass is etched in the lower corner 'Praha' which means Prague. He meanwhile continued to campaign the Type 51 annually until 1935 in the Czechoslavakian Masaryk GP at Brno. During first practice for the Jeneralka hill climb on April 27, 1935 - three years after the accident - Pohl drove the big Type 54 but recognised its obsolescence against more modern competition.

    Consequently, he opted to have it re-bodied by the best Czech coachbuilder – Oldrich Uhlik - whose new establishment was located in Prague Strasnice. Uhlik had trained as a coachbuilder during World War 1 in Vienna and in Paris - at the Belvalette workshops - as well as in Czechoslovakia. He had set-up his first business in 1921, followed by the new factory in 1927 from which hundreds of fine and prestigious cars would be bodied up until 1938.

    Uhlik's work upon the Varzi/Lobkowicz/Pohl Bugatti Type 54 was completed in the Spring of 1936, the great car reappearing clothed in an elegant two-seat roadster body. It was then road-registered in the Podèbrady area under the serial 'C-49.259'. It immediately proved itself to be the fastest road car in Czechoslovakia - an accolade it retained for many years as Zdenek Pohl retained it for some 38 years until 1970.

    It was then acquired from him by the much respected great British connoisseur and collector, Mr C.W.P. (Peter) Hampton. He then had the Uhlik two-seat roadster body removed, and after being shipped to the USA through Ray Jones the Uhlik body resides today with a new old stock type 54 chassis and type 50 engine at the Peter Mullin Museum.

    Chassis '54201' was entrusted by Peter Hampton to world-leading Bugatti specialists Crosthwaite & Gardiner. An original-style racing body was fashioned for it by the Peel coachbuilding company.

    In 1993 after Peter Hampton's death, the car was bought at a Brooks (Bonhams) auction by the collector A. Kogan. Its current vendor subsequently acquired '54201' in June 2005, and had it rebodied by celebrated British specialist Rod Jolley, to match as far as possible photos taken at the factory and at Monza in 1931 - so that as offered here today this magnificent Grand Prix racing car from the early-1930s is presented in its Molsheim, factory team form.

    Close inspection will confirm that it is still fitted with its original engine 'n°1'. The right-front engine mount shows the time-worn number stamping '5013' as witness to the great car's debut race at Monza in September, 1931.

    Within that great, straight-eight, supercharged engine the original crankshaft is stamped 'n°2'. The chassis frame is stamped '3' and we can assume that the first two frames were possibly used for chassis 'n° 54202' and perhaps for the technically-similar Type 47 tourer. This Type 54's back axle is stamped '16 x 54'. Its original final-drive ratio could have been 16 x 40. The car features the early-style brake drums as used by the works and both its forward-mounted starting handle housing and 2cm-higher gearbox mounting accurately match the 1931 debutant cars. Every mechanical part is true to the works Bugatti team's original layout of September 1931.

    In summary - Bugatti Type 54 chassis '54201' offered here is one of only four surviving cars from the nine built in 1931-1932. Of its surviving sisters:

    Chassis '54203' ex-Kaye Don has not embodied its original major mechanical components since 1937 and is now in the Bernie Ecclestone collection.

    Chassis '54205' ex-Lord Howe car has long featured a two-seat roadster body made for its owner by Bachelier in 1936 and now resides in the famous Louwman Museum.

    Chassis '54210' ex-factory team was exported to the USA in 1950. During unloading the car crashed down onto the wharf and despite having been repaired by the factory some after-effects of that impact were only discovered once it was driven in American events. That car was then restored by Ray Jones around 1970. Sold 4 years ago from the Tony Wang collection and after the sale fully restored by Ben Collings for the Viessmann collection.

    In consequence, as offered here Bugatti Type 54 chassis number '54201' is the only example of the model which has survived with its original major mechanical components still installed. Moreover, in view of its 1931-style specification and appearance it is presented today as the finest and most original Type 54 still in existence, aesthetically true to its initial configuration, as first raced by the legendary Achille Varzi that long-gone September day upon the equally historic Italian Autodrome, in the Royal Park at Monza...
    Recognized as such by a variety of renowned Bugatti historians including Pierre-Yves Laugier, in 2009 the T54 was even invited to be shown at the world famous Pebble Beach Concours d'Elégance in California.

    Origins of the type

    The truth is not so different as a factory memo speaks of "the transformation of the type 50 engine n° 14 into the type 54 on August 20, 1931".

    The hot cocktail got together stock parts which had been under-employed yet:

    The frame and the axles come from the 16 cylinder 3 litre tourer named Type 47 of which the design was completed on November 22,1929.
    Its wheelbase is still 2750mm but the track is widened to 1350mm.
    The gearbox is used as a rigid cross member and is retained by three bolts and is also provided by the Type 47 and is down to three ratios only. The blown engine block is the first twin cam model i.e. the Type 50 introduced in October 1930.
    The flywheel (214mm diameter) and the camshafts are from the Type 53. The supercharger is a Le Mans Type 50 blower.
    The alloy wheels are of the Type 51 pattern but the brake drums are bigger. The weight amounts to 950 kg. The Type 54 Bugatti is credited with 300bhp at 4000rpm.
    The engine workshop documents gives close figures : 265/277bhp at 4000rpm which are the same in the October issue of Omnia magazine.
    The first Type 54 chassis number is Car 54201 Engine 1 and is perhaps the second chassis made after the Type 47 pattern. It is built at the same time as the chassis fitted with the ex Type 50 engine n°14 and stamped n°54202.

    The Type 54 production

    In late-August 1931 two further cars were assembled, fitted with engines 'n°1' (54201) and 'n°14' (54202).

    From January to May 1932 the cars with engine numbers '3' to '8' were built but Sir Henry Birkin 's order for the Type 54 with engine '6' was cancelled and the engine transferred to the Bugatti 50T series.

    Type 54 with engine 'n°3' (54203) was then delivered to Jean-Pierre Wimille in March but was traded-in during the Summer of 1935.

    Type 54 with engine 'n°4' (54206) was sold to H-J von Morgen in March 1932, promptly taken back in May, and then dismantled and its engine redeployed on one of the 50T series.

    Thus, out of just nine Type 54 cars built at Molsheim, three were dismantled there for their engines to be redeployed in the 50T series.

    The second car built, ex-Marcel Lehoux (engine 'n°14') was also returned to the factory and was probably dismantled at the end of the 1932 season.

    In late 1932 the only Type 54s remaining in private hands were chassis 'n° 54201' engine '1' ex-Lobkowicz (in Czechoslovakia), '54203' engine '2' (Kaye Don in England), '54205' engine '5 (Lord Howe in England) and '54209' engine '8' soon to be delivered to the Polish Count Stanislas Czaykowski in Paris. Only one car - '54210' engine '7' – would be retained by the Molsheim factory until ... 1950!

    After the unfortunate Count Czaykowski's fatal crash at Monza in September 1933, only the engine of his car ('n°8') was returned to the factory.

    And so, as early as the end of 1933, only four of the nine Type 54s built had survived intact.

    BUGATTI TYPE 54 - THE RACING RECORD 1932-33

    The Bugatti factory entered its powerful Type 54s in several major fast-circuit events through in 1932-33 as follows:

    1932

    March 24 La Turbie: fastest climb by J-P Wimille (97.75km/h)
    April 3 Tunis GP: Marcel Lehoux 2nd
    August 17 La Baule GP : 'Williams' first

    1933

    Private gentlemen owner/drivers acquired the cars whose development reached reliable maturity:

    In March at Montlhéry: Kaye Don raised the hour record to 194.76km/h

    May 5 at AVUS, Berlin: Count Czaykowski broke the following records:
    100 kms at 212.24km/h
    100 miles at 213.88km/h
    200kms at 213.8km/h
    Hour record at 213.8km/h

    May 20 - The AVUS Rennen, Berlin: Varzi first and Czaykowski second with Fastest Lap at 221.72km/h

    July 1st at Brooklands, Weybridge : Czaykowski first in the British Empire Trophy race, Kaye Don second

    August 13 : La Baule GP - 'Williams' first

    From Autumn 1933, the Bugatti factory team deployed its latest 3.3-litre Type 59 model - unveiled at San Sebastian on September 24 - in place of its three 4.9-litre Type 54s.

    54201 is fully restored with engine and gearbox overhauled, radiator core renewed by Star engineering, sorted out and subsequently raced in 2011 by Tim Dutton at Goodwood Revival.
    Winner of cars up to 1952 at the Goodwood Festival of Speed hill climb in 2009.
    The car was last raced in 2012 at the Goodwood Revival by Simon Diffey.
    Bonhams are honoured to be offering this ready to race Bugatti, which is surely an entry ticket to the most important events on the motoring calender.
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