1970 Monteverdi Hai 450 SS, Chassis no. TNT 101 Engine no. MN 426310070471
Lot 251*
1970 Monteverdi Hai 450SS Coupé, Chassis no. TNT 101 Engine no. MN 426310070471
Sold for €398,000 (US$ 524,444) inc. premium
Lot Details
1970 Monteverdi Hai 450SS Coupé

Chassis no. TNT 101
Engine no. MN 426310070471
ex-Salon de Genève 1970, ex-concours d'élégance de Pebble Beach

Au début des années 70 la voiture de sport dont rêvaient un grand nombre de petits garçons et d'hommes n'était pas Italienne, Anglaise ou Allemande mais, aussi improbable que cela puisse paraitre, venait du pays des montagnes, des horloges coucou et du chocolat : son altesse la Hai.
L'ascension de la marque Monteverdi vers la célébrité, l'estime et une enviable position très glamour parmi les manufacturiers de grand tourisme avait été rapide et décisive dés son apparition sur la scène en 1967. Assemblées a Binningen, une banlieue de Bâle les premiers modèles et en fait la majorité de la production de la grande époque consistait en diverses versions deux et quatre portes de ses modèles 375 a moteur avant très reculé dans le châssis. Carrossées par Frua puis Fissore, elles essaient basées sur de robustes châssis tubulaires de section carrée faisant usage du simple, fiable et herculéen moteur Chrysler 7.2 litres, le plus souvent accolé a la torqueflite automatique de Chrysler pratique courante chez plusieurs constructeurs d'hybrides GT Européens.
Les intérieurs étaient cossus, la qualité de réalisation digne des standards Helvétiques et la tenue de route fort bonne grâce à une excellente répartition des masses et de l'utilisation astucieuse d'une suspension arrière de Dion. L'élégance suprême des Monteverdi et leur rareté les rendait extrêmement attrayantes.
Cela étant l'entrepreneur déterminé a la tête de la marque, Peter Monteverdi, fin publiciste, n'avait pas encore dévoilé sa carte maitresse.
Parent éloigné du compositeur éponyme Claudio, Peter Monteverdi ancien pilote, concessionnaire BMW et importateur Jensen était un self made man intense et peu patient avec les incompétents.
Son objectif était de fructifier l'image ascendante de sa marque, son écusson a couronne, et il n'y avait meilleur moyen concevable de conquérir l'attention du domaine automobile, de titiller son « meilleur ennemi » Enzo Ferrari –dont il fut l'importateur jusqu'à un désaccord majeur- que d'époustoufler le monde au salon de Genève 1970.
Ce fut fait, magistralement. Sa sublime Hai 450SS (Hai signifie requin en Allemand) superlatif sur roues, son requin des montagnes de Bâle surprit les valeurs établies telle une créature du lac tout proche effrayant de paisibles promeneurs.
Instantanément la machine aux lignes a couper le souffle devint la star incontestée du salon, grâce autant a son allure qu'a ses caractéristiques techniques. « Ce fut notre durchbruch, notre percée » raconte Paul Berger alors le numéro deux de Monteverdi et aujourd'hui conservateur du musée de la marque : « Tous les quotidiens vinrent sur notre stand, ainsi que le président de la Confédération Helvétique alors les jours suivants toute la Suisse vint voir l'auto, tous les magazines...Automobile Revue la mit en couverture. »
Sa carrosserie fut dessinée par l'Anglais Trevor Fiore et réalisée par Fissore en Italie avant assemblage a Binningen. Le V8 Chrysler 7 litres (6974ccm) « Hemi » (nommé d'après ses chambres de combustion hémisphériques) fournissait 450cv (SAE) et 280km/h. Aspect unique, on l'accédait par l'habitacle en retirant un caisson couvercle, niché entre les sièges en cuir Connolly dans un intérieur sobre, élégant avec un air conditionné efficace.
Chose surprenante la suspension arrière était un pont de Dion, Peter Monteverdi ayant décidé que cette valeur sure a géométrie constante était la meilleure solution. Il avait noté les difficultés d'autres manufacturiers à maîtriser le développement de suspensions arrières indépendantes a l'aube des voitures de sport et de course a moteur central arrière. Le Hemi était tenu en respect par une suspension avant a triangles parallèles, des ressorts helicoidaux avec amortisseurs Koni aux quatre roues et des freins ATE a disques ventilés, centraux a l'arrière. Evidemment la boite ZF spéciale barrait le chemin du pont de Dion alors Monteverdi en fit une arche enjambant la boite. Tout ceci était typique de son raisonnement astucieux et il n'avait que 35 ans....
La Hai démoda sérieusement la Miura, la De Tomaso Mangusta, sur le point d'être mise a la retraite devint insignifiante et Ferrari notoirement timide devant toute innovation n'avait dans le bal des moteurs arrières que la petite Dino et était encore a un an de la présentation de son premier modèle 12 cylindres a moteur central arrière : la 365GT/4BB.
Après le salon seule l'élite des journalistes eut les honneurs d'un essai : le magazine Suisse Automobile Revue enregistra 0 a 100km/h en 5 secondes, 0 a 200 en 19, 5 secondes et une vitesse maximale de 270km/h. Un conducteur a l'attaque ressentait la masse du moteur Hemi et son carter maison en courbe mais en mains compétentes la Hai était une arme formidablement efficace.
La croyance populaire a toujours été que Peter Monteverdi n'avait aucune intention de vendre la Hai au public, la voyant comme trop rapide pour des conducteurs non expérimentés. Elle lui fut a l'évidence très utile comme véhicule d'image et il aiguillait systématiquement et adroitement tout client potentiel vers l'achat d'une 375. Monsieur Berger admet aujourd'hui que Monteverdi aurait considéré vendre des Hai une fois la seconde version prête et bien sur pour quelle autre raison aurait il œuvré dessus pendant trois ans ?
Cette indisponibilité ne fit bien sur qu'augmenter le magnétisme de l'auto: elle devint un mythe instantané et qui a oublié ces jeux de cartes Top Trumps pour garçons ou elle était la carte imbattable du fait de ces caractéristiques techniques hors d'atteinte de toute autre voiture...y compris son prix équivalent a deux Aston Martin ou 1,4 Ferrari Daytona!
Finalement en 1973 une deuxième Hai légèrement différente apparut au salon de Genève, la Hai 450GTS avec un empattement accru de 6cm, des poignées de portes plus haut placées et une livrée deux tons noire et rouge. Ce furent là les deux seules Hai construites à l'époque. Bien plus tard, a la fin des années 1980, deux 'modèles de continuation' de plus furent assemblées à partir de pièces de rechange sur décision de l'usine.
En 1973 ces projets furent balayés par la crise énergétique, aussi inattendue que dévastatrice, véritable tsunami virtuel pour les constructeurs de voitures de sport, noyant le projet de vendre des Hai ainsi qu'Iso Rivolta alors que Maserati et Lamborghini survécurent a peine.
Hai 450SS #TNT 101, la voiture offerte ici, n'est autre que la toute première Hai, celle la même qui fit sa grande entrée au salon de Genève 1970. Elle est aussi la seule qui ait jamais été vendue. Elle fut repeinte en rouge par l'usine, recevant un intérieur différent, la pratique de changer les couleurs d'une même auto d'un salon a l'autre étant courante chez les petits constructeurs.
Dans ces nouvelles couleurs elle décora une couverture de plus, le journal Australien Sports Car World.
Parmi les quatre Hai, seule 101 est équipée d'un moteur Hemi. Les trois autres furent construites avec des Chrysler 440 et restèrent la propriété de Monteverdi jusqu'à nos jours.
Etonnamment, Peter Monteverdi fut persuadé de vendre 101 a l'Allemand Karl Heinz Schuberth le 5 Novembre 1971. Comme s'en souvient Mr. Berger : « Il l'a vendue a cet homme parce qu'il en était absolument fou, il insistait encore et encore, il était passionné et obstiné alors finalement après avoir retardé la vente pour pouvoir faire plus d'essais sur l'auto [en préparation de la suivante] Mr. Monteverdi accepta de la lui vendre. »
D'Allemagne elle fut acquise par le californien du nord Norbert McNamara en 1981. Avant de l'emmener outre Atlantique il la fit restaurer chez Fissore et choisit une livrée cuivre métallique avec un intérieur beige.
McNamara la montra peu, seulement a Pebble Beach en 1989, sa première sortie américaine ou elle fut très remarquée.
Le 2 Octobre 1996 il céda finalement aux avances persistantes de l'actuel propriétaire, un fin connaisseur dont la collection reflète un gout inégalé pour les plus rarissimes et exotiques créatures a quatre roues, y compris six Monteverdi.
En 2006 Il la fit a nouveau restaurer, aux mains d'Andy Palmer a Los Angeles, confirmant ce faisant en sablant couche après couche de peinture qu'elle avait successivement été « purple smoke » (fumée violette) sa couleur initiale, rouge et cuivre métallisé. Sagement et correctement il choisit de peindre la carrosserie mise à nu dans la couleur dans laquelle le monde la découvrit. «En préparant la voiture pour la peindre nous avons trouvé un fragment de peinture originale nous permettant d'obtenir la teinte exacte. »
L'intérieur fur refait pointilleusement pour retrouver l'apparence du salon de Genève 1970 avec couvercle de moteur et tapis noirs, sièges et panneaux de portières non évasés blanc cassé. Même les bouches d'air conditionné Behr, récupérées sur une autre Monteverdi, et la radio Blaupunkt Köln sont correctes.
Pendant la restauration le siége conducteur fut baissé de 3 pouces (7,5cm) et fixé dans la position la plus reculée un gain de 6 pouces (15cm) en jambes améliorant ainsi considérablement l'habitabilité.
Après cela le propriétaire, faisant presque 2 mètres put enfin la conduire pour la première fois( !) se délectant de son accélération a couper le souffle pendant un périple d'une cinquantaine de miles, yeux écarquillés, quoi qu'il aie été prudent dans la mesure ou son retour a Pebble Beach était imminent. Elle y conquit en 2006 quantité d'admirateurs et un trophée de troisième de sa catégorie.
Après ceci tout l'arrière fut démantelé, la Boite ZF, confirmée comme étant une commande spéciale fut refaite ainsi que sa tringlerie, les freins et tout le train arrière également.
Elle fut alors le sujet d'un article dans la version anglaise de Classic & Sports cars en décembre 2007, le rédacteur James Elliott goutant derrière le volant a son saint Graal et a celui de toute une génération la décrivant comme « Absolument, exceptionnellement époustouflante. »
Entre-temps Monteverdi la marque n'avait, comme tant d'autres constructeurs de voitures de grand tourisme, pu survivre la crise de l'énergie des années 70 ainsi que les exigences quasi impossibles des normes Américaines, sauf que Monteverdi reconvertit avec succès son entreprise dans la création de 4x4 nouvellement a la mode. La production finit par cesser en 1982 et l'usine devint le musée Monteverdi. Peter Monteverdi décéda en 1998.
Nous signalons aux acheteurs potentiels que Mr. Paul Berger a accueilli favorablement l'idée de l'auteur de ce texte, c'est-à-dire -si l'idée plait a l'acheteur- que Hai 101 visite Binningen pour une réunion sans précédent et donc historique avec les autres Hai, confirmant que le tapis rouge serait en place.
Alors que l'autre Hai originale, la 450GTS et les deux « continuations » restent au sein du musée aussi immuables que des acquis dans une banque Suisse, châssis 101 représente 1 sur 1 opportunité d'acquérir le rêve de toute une génération et ceci est tout simplement, excepté la vente par l'usine Monteverdi elle même, la première fois qu'une Hai a été offerte aux enchères en Europe. De plus tout comme le premier prototype de Lamborghini Miura s'il existait encore ou la Bugatti Royale coupé Napoléon, Hai 450SS #TNT 101 étant la première de son type et la voiture historique du salon est sans aucun doute la Monteverdi la plus importante ayant existé.
Il est possible de posséder une Ferrari 250GTO, comme trois douzaines d'autres collectionneurs, une Bugatti Royale comme une demi douzaine d'autres mais il n'y a qu'une Monteverdi Hai « dans la nature » et ceci représente l'unique opportunité d'attraper a l'hameçon ce requin Helvétique qui atteignit son statut légendaire sur les berges du lac Leman il y a 40 ans.


Ex-Geneva Motorshow, ex-Pebble Beach concours d'élégance

In the early 1970's the ultimate supercar many little boys and men dreamt of hailed not from central Italy, the UK or Germany but unlikely as it may seem from the land of mountains, coocoo clocks and chocolate. Behold the Hai.
The Monteverdi marque's rise to fame, esteem and an enviable position of glamour among boutique manufacturers had been swift and decisive from the very moment of its appearance on the scene in 1967. Assembled in Binningen a suburb of Basel the early models and indeed most of the heyday production consisted of various two seat four seat and four door versions of its front mid engined 375. Designed by Frua, then Fissore they were built on sturdy square section tubular chassis making use of the simple, reliable but mighty Chrysler 7.2 liter engines most often mated to Chrysler's own torqueflite automatic like other European hybrid manufacturers. The interiors were plush, the craftsmanship and build quality worthy of Swiss standards and the handling impressed thanks to spot on weight distribution and clever use of simple de Dion rear suspension. Monteverdis exuded a supreme elegance which combined with their rarity made them extremely alluring.
But the resolute entrepreneur at the helm of it all, Peter Monteverdi, no amateur marketer, was just getting warmed up.
A distant relative of the eponymous composer Claudio, former racing driver, BMW dealer and Jensen importer Peter Monteverdi was an intense self made man who suffered no fools. He wanted to capitalize on the growing image of his crown emblem and what better way to get the attention of the automotive world, to needle old foe Enzo Ferrari -whose Swiss importer he had been until a falling out- than to awe the world at the 1970 Geneva show audience.
He most certainly did. His stunning Hai 450SS (Hai is German for shark) mid engine superlative on wheels, his mountain shark from Basel sneaked up on the Geneva show establishment like a creature from the nearby lake on unsuspecting strollers.
Instantly the utterly striking machine became the unquestionable star of the show, thanks in equal measure to its allure and specifications. "It was our durchbruch, our breakthrough" recalls Paul Berger then Monteverdi's number two and today keeper of the museum: "All the newspapers came to our stand, as did the president of the Swiss confederation so in the following days all of Switzerland came to see the Hai, all the magazines, Automobil revue put it on the cover."
Its body was designed by Englishman Trevor Fiore and made by Fissore in Italy before assembly in Binningen. The 7 liter (6974ccm) "Hemi" Chrysler V8 (named after its hemispherical combustion chambers), delivered 450hp (SAE) and a heady 280+kph. Quite uniquely it was accessed through the cockpit after unclasping a stout box-like cover. Said cockpit was simply yet beautifully laid out in Connolly leather with efficient air conditioning.
Rear suspension was surprisingly by de Dion axle as Monteverdi felt it being a known quantity with constant geometry made it the best solution. He had noted how other manufacturers struggled with suspension development in the infancy of rear mid engine racing and GT cars. Front parallel wishbones, all round coil springs with Koni shock absorbers and ATE vented discs, inboard at rear, held the Hemi in check. Of course there was the little matter of the special order ZF gearbox being in the way of the De Dion so he simply had the latter curve up and over the gearbox. All of this was typical of his shrewd thinking and he was just 35.
It made the Miura so passé, the de Tomaso Mangusta, about to be retired, insignificant and innovation shy Ferrari had only the tame Dino to show for in the mid engines stakes and was still a year away from introducing its first full blown mid engine 12 cylinder model the 365GT4/BB.
After the show only a handful of A list journalists were granted test drives: Swiss magazine Automobil Revue recorded 0 to 100kph in 5 seconds, 0 to 200kph in 19,5 seconds and a top speed of 270kph.The Hemi engine with its purpose made sump made the driver aware of its mass when cornering hard but the Hai was a formidably efficient proposition in the right hands.
Popular belief affirms Peter Monteverdi had no intention of selling it to the public, feeling it too uncompromisingly fast for untrained drivers. It certainly was most useful as a halo car and he would steadfastedly and sleekly convince prospects to buy a 375 instead. Mr Berger now allows that Monteverdi would have considered selling Hais by the time the second version came out and, indeed, why else would he have toiled for three years?
This unavailability of course only built up the aura of the car even more: it instantly reached near mythical status and famously became the top card in boys top trumps card games as no other supercar could match its figures...including its price equivalent to two Aston Martins or 1,4 Ferrari Daytonas!
Eventually in 1973 a second slightly different Hai, the Hai 450GTS emerged at the Geneva salon with a 6cm longer wheelbase, higher door handles and two tone black and red paint. These were the only two Hais built in period. Much later in the late 1980's two more 'continuation models' were assembled from parts at the bequest of the factory.
By 1973 it all soon became irrelevant as the totally unexpected and devastating energy crisis had its tsunami like effect on sports car manufacturers drowning any Hai production thoughts along with Iso Rivolta while Maserati and Lamborghini barely survived.
Hai 450SS chassis # TNT 101, the car offered here, is none other than the very first Hai, the one that made its bow at the Salon de Genéve 1970. It should importantly be noted that it is also the only one ever to be sold. It was repainted red by the factory also receiving a different interior, color changing on individual cars being common practice among small manufacturers between shows.
In this shade it graced yet another cover this time Australia's Sports car World magazine.
Of the four Hais chassis 101 is however the only one fitted with a Hemi block. The other three were built with Chrysler 440 engines and remain in the possession of Monteverdi to this day.
Quite surprisingly, Peter Monteverdi was persuaded to sell 101 to German Karl Heinz Schuberth on November 5th 1971. As Mr. Berger recalls: "He sold it to this man because he was absolutely crazy about it, he insisted on and on, he was passionate and relentless so finally after delaying the sale to do some more tests on the car [in preparation for the next one] Mr Monteverdi relented and sold it to him."
From Germany It was then acquired by northern California's Norbert McNamara in 1981. Before taking it across the Atlantic he had it restored extensively by Fissore itself choosing a copper metallic tan color scheme.
McNamara kept it to himself showing it only at Pebble Beach 1989, its first American outing where it caught everyone's eye.
On October 2nd 1996 he finally relented to the persistent advances of the current owner, a very refined connoisseur whose collection reflects an unparalleled taste for the rarest of the rare among 4 wheeled exotica, including six Monteverdis.
The vendor had it further restored in 2006 by Andy Palmer in Los Angeles, confirming in the process as layer after layer of paint was sanded down that it had indeed been successively bedecked in purple smoke, red and copper shades through its life. Wisely and properly he chose to paint the bare metal in the color in which it came to the world's attention at its premiere, called purple smoke: "When we repainted the car we managed to peel off a 1" x 2" piece of this original paint to get an exact colour match."
The interior was painstakingly redone to match its 1970 Geneva show appearance with black engine cover and carpets, off white non hollowed out door panels and seats, down to the exact Behr AC vents sourced from another Monteverdi and Blaupunkt Köln radio.
During the restoration the seat was lowered about 3 inches and permanently set in the farthest back position gaining 6 inches in leg room, making for a considerable improvement in interior space. After that the owner, being 6 foot tall, was at last able to have his first drive (!) enjoying its truly breathtaking acceleration for about 50 wide eyed miles, though he was reluctant to take any chances in adventurous cornering just before its Pebble Beach reappearance in 2006 gaining more appreciation and a third in class.
After this the back end was dismantled, the ZF gearbox including its gear linkage was rebuilt and confirmed to be a special order unit, the brakes and whole rear drivetrain were redone.
It was then featured in the December 2007 issue of Classic & Sports Cars, editor James Elliott experiencing his and an entire generation's automotive holy grail from behind the wheel, describing it as "absolutely, uniquely awe-inspiring."
Meanwhile Monteverdi the firm had alas gone the way of so many other Grand Touring car manufacturers in the seventies not being able to survive the energy crisis and the near impossible safety demands of the US government, except that Monteverdi successfully refocused his company on newly fashionable four wheel drive vehicles. Production was eventually wound down in 1982 and the factory became the Monteverdi museum. Peter Monteverdi passed away in 1998.
Interested parties should know that Mr. Paul Berger welcomed this writer's suggestion that Hai chassisn101 could, if its buyer liked the idea, visit Binningen for an unprecedented and therefore historic reunion with the other Hais, confirming that the red carpet would be rolled out.
While the other original Hai, the 450GTS and the two continuation cars remain locked as tightly in the museum as assets in a Swiss bank, 101 represents 1 of 1 opportunities to acquire the dream of a whole generation and it is quite simply the first time, apart of the sale by Monteverdi itself, that any Hai has come up for auction in Europe. Furthermore being the first of its kind and the historic showcar, just like the first Lamborghini Miura prototype if it still existed, just like the Royale Coupé Napoleon amongst Bugattis, Hai 450SS #TNT 101 is indubitably the most important Monteverdi ever made.
One can have a Ferrari 250 GTO, like three dozen other collectors, a Bugatti Royale like half a dozen others but there is only one Monteverdi Hai "in the wild" and this is the unique chance to reel in this Swiss shark which reached legendary status on the shores of lake Geneva 40 years ago.

Copyright Marc Sonnery for Bonhams

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